Le réseau de chaleur urbain par géothermie

Engagée dans une démarche de transition écologique, Chaville fait le choix de la géothermie pour alimenter son réseau de chaleur urbain à partir de 2029. Une énergie renouvelable et locale que la Ville exploitera avec les communes de Sèvres, Ville-d’Avray et Viroflay.

C’est une petite révolution qui se prépare ! Pour réduire de façon drastique ses émissions de gaz à effet de serre et mieux maîtriser ses consommations énergétiques, Chaville a prévu d’abandonner l’utilisation du gaz au profit de la géothermie profonde pour alimenter son réseau de chaleur urbain.

Cette décision s’appuie notamment sur plusieurs études menées autour de la,décarbonation des sources de chaleur, dont il ressort que la géothermie constitue la solution la plus pertinente et la plus performante.

Une eau à 63°C puisée à 1 500 m

Source d’énergie renouvelable, la géothermie profonde consiste à exploiter la chaleur de l’eau contenue dans le sous-sol. Captée en Île-de-France, à près de 1 500 mètres de profondeur dans la nappe du Dogger, l’eau y est remontée à une température de 63°C pour être ensuite injectée dans le réseau de chaleur.

L'eau est ensuite rendue au milieu via un second puits. Comme le souligne l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la géothermie profonde a également pour intérêt d’être "une énergie qui se consomme localement, qui ne nécessite pas de transport de combustibles et limite ainsi les nuisances. C’est également l’énergie qui mobilise le moins de terrain en surface, rapporté au MW”.

Ce grand projet nous permettra demain de renforcer notre maîtrise énergétique grâce à l’utilisation d’une énergie propre, stable, renouvelable et peu coûteuse. Cela démontre également une fois de plus l’intérêt de penser de manière collective pour agir localement.

Jean-Jacques Guillet, maire de Chaville

4 villes pour un réseau de 45 km

Pour développer ce projet d’envergure, nécessitant d’importants investissements, Chaville a choisi de s’associer avec les communes de Sèvres, Ville-d’Avray et Viroflay, elles-mêmes en recherche de solutions décarbonnées pour leurs réseaux de chaleur.

À terme, la réunion des quatre villes permettra ainsi de créer un réseau commun de chaleur urbain de près de 45 km couvrant les besoins en chauffage de quelque 13 500 équivalents-logements.

Le déploiement de ce réseau, alimenté à 70 % par géothermie, a été confié au
Sigeif (Syndicat intercommunal pour le gaz, l’électricité et des énergies locales en Île-de-France) à qui Chaville, qui y adhère depuis 1905, a récemment transféré (Conseil municipal du 30 septembre 2024) sa compétence en matière de distribution publique de chaleur et de froid.